Wat Phra Kaeo

Bangkok : un temple à chaque coin de rue !

Dans le creux de la rivière Chao Phraya, sur la rive gauche, les quartiers chinois et indien côtoient si bien le quartier des temples qu’on a du mal à faire la différence : chaque angle de rue, chaque renfoncement, chaque portail peut cacher un temple. Chaque temple est « same same but different », expression fétiche en Thaïlande ! Tous plus riches les uns que les autres, on hésite entre émerveillement et sentiment de décor surfait, surchargé.

« Le temple » ou plutôt la cité-temple du Wat Phra Kaeo en est l’exemple même : les toits s’échelonnent en tapis tous étincelants, les murs sont recouverts de porcelaine, d’or et de pierres précieuses aveuglant au soleil, etc. Chaque centimètre carré a son détail et son décor propre : on ne sait plus où donner de la tête… La multitude et la richesse des temples attestent de l’importance que tient la religion dans la vie des Thaï. D’ailleurs, les dons fait à Bouddha sont impressionnants et nous ont semblé démesurés.

Wat Phra Kaeo
Wat Phra Kaeo
Wat Phra Kaeo
Wat Phra Kaeo

Visiter les temples, même pour les touristes, n’est pas anodin ! Un certain nombre de règles sont à respecter pour pouvoir rendre visite à notre cher Bouddha :

  • Ne pas dévoiler ses genoux (voire ses chevilles parfois)
  • Avoir les épaules couvertes
  • Etre pieds nus
  • S’asseoir les pieds en arrière
priere
Prière !

Tout cela n’est nécessaire que dans la salle où se tient le bouddha et non dans l’ensemble de l’enceinte du temple. Enlever ses chaussures est fréquent en Thaïlande pour entrer dans des boutiques et même dans les toilettes publiques où on vous échange vos chaussures contre des tongs bleues et blanches (toutes fournies par le même fabricant dans toute la Thaïlande ?). Heureusement, nous avons toujours retrouvé nos chaussures en sortant !

Certains temples, très visités par les touristes, sont particulièrement bien organisés pour permettre à tous, même les moins vêtus, d’admirer bouddha et ils prêtent, contre caution ou non, pantalon, skirt, chemise ou autre foulard.

Nous avons visité plusieurs temples :

le Wat Phra Kaeo et son bouddha dit d’émeraude (en fait, de jade) : un ensemble immense de temples tout aussi immenses entourant le palais du roi ;

le Wat Pho et son bouddha couché de 42 mètres de long et 15 de haut, qui a la particularité d’être un temple « vivant » avec ses bonzes et son école de massage ;

Le Boudha couché de 45 mètres de long !
Le Boudha couché de 45 mètres de long !
Le Boudha couché de 45 mètres de long !
Le Boudha couché de 45 mètres de long !

le temple du Lucky Bouddha, qui nous a-t-on dit, ne laisse entrer que 100 touristes et 500 Thaîs chaque année. Nous avons pu le visiter lors d’une ouverture exceptionnelle le jour de l’anniversaire de Bouddha, veille du nouvel an Thaï ; le temple du Bouddha debout ;

Le Boudha debout
Le Boudha debout

ou encore le temple du Bouddha noir dont nous avons pu voir que le bouddha puisque le temple était en rénovation.

Nous avons eu la chance de voir ces temples très animés, en sorte de fête du village en raison du Songkran, donnant ainsi une vision très vivante de la religion. D’autres indices renforcent le sentiment d’une relation très proche et très égalitaire entre le quotidien et la religion comme la présence de temples miniatures devant chaque maison, groupe de maisons ou boutique où des offrandes (eau, nourriture, argent) sont renouvelées sans cesse ou encore, la rencontre de nombreux bonzes dans toute sorte de lieu au cours de nos visites et voyages au sein du pays.

Bonzes au Wat Phra Kaeo
Bonzes au Wat Phra Kaeo

Chacun porte également son amulette qui représente bouddha et qu’il a fait bénir par un bonze. Dans les tuk tuk, on retrouve parfois plusieurs amulettes assorties de collier de fleurs, tout cela accroché au rétroviseur intérieur, prêt à tomber sous le poids !