John

Du sable et des étoiles

Au lever du jour, nous découvrons le camp aux couleurs chatoyantes et le paysage désertique alentour.

Camp désert

John et Robert

Nous partons ce matin pour 2 jours de marche dans le désert, guidés par Rachid et deux compagnons à quatre pattes qui porteront nos sacs, la nourriture et l’eau ainsi que la tente pour le bivouac. John et Robert, ainsi baptisés pour l’occasion, par ordre d’âge croissant, le cadet toujours en tête de la mini-méharée.

 

Nous sympathisons très rapidement avec le guide. Il nous expliquera tout des dromadaires, de la vie d’autrefois et d’aujourd’hui à M’Hamid, l’arrivée des ordinateurs et de la connexion internet et ses Twitter et autres Facebook très prisés, mais aussi des traces de vie que l’on peut observer sur le sables : la souris, le serpent, le mille-pattes, etc.

Signes d'appartenance des dromadairesNous croisons des chamelles (comprendre les femelles des dromadaires) broutant dans les « prairies » suivant la pluie datant d’il y a trois jours qui a fait apparaître la « roquette » dans certains endroits. Seuls les dromadaires mâles sont utilisées pour le bât et les méharées. Chamelles et dromadaires portent une marque sur la cuisse permettant d’identifier leur propriétaire.

Pour le déjeuner, nous prenons le temps de faire le thé et de discuter. Pas de thé à la menthe ici, c’est le thé de Chine, fort avec beaucoup de sucre : le thé que l’on boit en Afrique de l’Ouest, témoignant de l’influence des échanges d’autrefois dans cette zone avec le sud du Sahara. Une salade rafraîchissante, un peu de repos et nous repartons nous enfoncer un peu plus dans les dunes.

Nous profitons des quelques arbustes secs encore présents dans cette zone pour ramasser le bois qui nous permettra de faire le feu du soir, tout aussi nécessaire pour le repas que pour nous réchauffer.

Nous atteindrons une grande dune peu avant le coucher du soleil à l’abri de laquelle nous monterons le camp. Les dromadaires sont déchargés et déharnachés. Nous leur entravons les pattes avant afin qu’ils ne divaguent pas trop loin. Du haut de la dune, le spectacle est superbe : le coucher du soleil d’un côté, les lueurs du feu du bivouac de l’autre. Côté ombragé de la dune, la température chute très vite.

La soirée se passe autour du feu, entre performances de chanteur de notre ami, blagues et autres histoires et anecdotes dont Rachid regorgent. Malgré la température, nous passerons la nuit à la belle étoile moyennant plusieurs couvertures. Nous suivrons le parcours des étoiles tout au long de la nuit, bercés par le ruminemant des dromadaires couchés tout près, seul bruit audible dans cette immensité silencieuse. Le lendemain, nous reprendront le chemin des dunes mais vers le nord, annonçant le retour vers le camp.

La prochaine fois, promis, nous partirons bien plus que deux jours !

Le Bonjour de Maurice… euh John :

John