Marché, Mali ville

La moyenne Guinée : place de la femme & us et coutumes

"Sur le chemin du retour", Timbi Madina

Guinée signifie femme en soussou…

Loi Fondamentale de 1990 révisée en 2001, préambule : « Le Peuple de Guinée proclame l’égalité et la solidarité de tous les nationaux sans distinction de race, d’ethnie, de sexe, d’origine, de religion et d’opinion ». Dans son article 8, elle précise que : « Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Les hommes et les femmes ont les mêmes droits ». Si la loi déclare l’égalité de l’homme et de la femme, la réalité est différente. Les femmes mettent peu leurs droits en exergue puisque les droits « coutumiers », plus utilisés et respectés, ne reconnaissent leurs droits qu’à travers ceux de l’homme, père ou mari, chef de famille. En effet, l’organisation de la famille fait que la femme a beaucoup de devoirs et de responsabilités mais très peu de droits.

La propriété et l’héritagePréparation du déjeuner, région de Mali ville

Lorsque la jeune fille quitte l’autorité de son père, c’est pour se soumettre à celle de son mari. Ce dernier lui offre alors une maison, une tapade (jardin attenant à la maison) et un animal d’élevage (poule, chèvre ou génisse). Il lui offre non la propriété mais le droit d’usage de ces biens. Si le mari décède, elle n’obtient pas la propriété mais garde le droit d’usage à vie. Le propriété revient aux frères ou fils.

Les tâches quotidiennes

Vendeuses, Mali ville

La femme doit veiller sur sa famille, lorsqu’elle ne travaille pas, elle doit aller chercher l’eau le matin, préparer le petit déjeuner puis les autres repas, s’occuper des enfants, de ses beaux-parents, du jardin, des animaux, etc. Souvent les femmes travaillent : dans les villages, elles vendent des produits sur les marchés, en ville, elles tiennent des magasins ou vendent sur le marché. Or c’est le mari qui prend les décisions qui concernent sa famille.

Les groupements dans les villages

On peut rencontrer des petits groupements dans les villages qui font de l’agriculture, fabriquent des savons, etc. Il s’agit bien souvent de femmes qui prennent l’initiative de se regrouper pour « aller de l’avant » et améliorer la cohésion sociale dans leurs villages. Non pas que les hommes ne veulent pas s’investir pour leurs villages mais souvent les groupements d’homme disparaissent à cause de conflits d’intérêts ou d’argent.

Si les femmes ont tendance à plus revendiquer leurs droits aujourd’hui, leur position reste très soumise à la tradition et à la religion. La femme reste l’ombre de son mari, que bien souvent, elle n’a pas choisi.