Le dromadaire est en train de cuire... 7 énormes marmites !

La vie à M’Hamid

La veille de notre départ de M’Hamid pour rejoindre Marrakech, nous avons la chance de pouvoir assister à une fête donnée en l’honneur de la naissance d’un enfant, selon les codes traditionnels. L’occasion de se frotter à la vie locale et aux coutumes en survivance dans les villages éloignés des centres urbains.

Il s’agit de la fille de la soeur du directeur du camp M’Hamid Travel, Ismaël, où nous séjournons.

Dans les trois semaines suivant la naissance d’un enfant, le nom de l’enfant doit être donné et une fête est organisée à cette occasion. 200 personnes étaient invitées : les personnes ne faisant pas partie de la famille se succèdent alors pendant plusieurs jours pour féliciter famille, mère et enfant et un repas spécial est organisé entre les membres de la famille. Ce soir c’est exceptionnel, nous sommes conviés parmi la famille.

Lorsque nous arrivons, les femmes préparent des plateaux de fruits offerts aux visiteurs et une rangée d’énormes marmittes sont sur le feu : pour ces fêtes spéciales, un met de choix cuit sans aucun assaisonnement mijote des heures pour être servi seul, sans aucun autre accompagnement que le pain: du dromadaire.

Le dromadaire est en train de cuire... 7 énormes marmites !
Le dromadaire est en train de cuire… 7 énormes marmites !

Ismaël nous explique que la viande de dromadaire est considérée comme ayant beaucoup de bienfait, notamment grâce à l’alimentation du dromadaires qui offre également à sa viande beaucoup de parfum.

Dromadaire cuit à point : bon appétit !
Dromadaire cuit à point : bon appétit !

Et c’est vrai nous l’avons testé : c’est excellent ! Ils utilisent également la graisse du dromadaire qu’ils dégustent en petit carré avec du pain ou qu’ils utilisent comme excipient pour des décoctions maison.

Chameau et fruits

Guillaume et moi sommes conviés respectivement à rejoindre les hommes et les femmes, qui fêtent l’occasion séparément.

Côté homme, on entre en se déchaussant dans une maison voisine pour s’asseoir sur des tapis, à manger des cacahuètes en regardant le foot et en discutant. Visiblement, plusieurs membres éloignés de la famille ne se sont pas vus depuis un moment, alors ils discutent. Aucun meuble ni décoration dans cette maison : des murs en aglo, un sol en terre avec des tapis, une table basse et une vieille TV !

Du côté des femmes, les discussions battent à plein. Aucune femme ne parle français, la communication se fait pas les gestes. Le lait de chamelle caillé conservé dans une armoire sous un catalogue jauni passe de lèvres en lèvres, c’est salé !

Un monde nous paraît séparer la vie de cette famille, installée dans une maison simple avec très peu de mobilier et où les tiges d’acier dépassent des murs, témoins d’une construction progressive et anticipant les extensions potentielles, et celle menée à Marrakech, relativement proche de nos habitudes européennes.